Bonjour ou bonsoir,
Un mois après l’annonce du cessez-le-feu à Gaza, l’OMS continue de soutenir la reconstruction du système de santé gazaoui et de faciliter l’évacuation médicale des personnes qui ont besoin d’un traitement en dehors de Gaza.
Au cours des deux dernières années, l’OMS a facilité l’évacuation de plus de 8000 patientes et patients, dont plus de 5100 enfants.
Depuis que l’OMS a pris en charge la coordination des évacuations médicales en mai 2024, elle a soutenu 119 missions d’évacuation sanitaire, dont une aujourd’hui même.
Je suis heureux que les pays s’engagent à prodiguer des soins d’urgence.
Cependant, plus de 16 500 personnes, dont près de 4000 enfants, attendent toujours d’être évacuées, et plus de 900 personnes sont mortes alors qu’elles attendaient leur évacuation.
Je remercie les 30 pays qui ont accepté de prendre en charge des patientes et des patients, mais nous demandons à d’autres pays d’en accueillir davantage.
Nous appelons également à l’ouverture de toutes les voies d’évacuation, en particulier vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.
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L’OMS publie aujourd’hui, le Rapport sur la tuberculose dans le monde de cette année, qui montre que le nombre de nouveaux cas de tuberculose et de décès a baissé pour la première fois depuis le début de la pandémie de COVID-19.
Parallèlement, le nombre de personnes testées et traitées augmente, et la recherche progresse.
Pour la première fois depuis plus d’un siècle, de nouveaux vaccins antituberculeux efficaces pour les adolescentes, les adolescents et les adultes sont à portée de main.
Au moins 18 vaccins candidats sont en cours de développement clinique, dont six font l’objet d’essais en phase trois.
La semaine dernière, l’OMS a publié un nouveau rapport qui présente des mesures d’urgence pour garantir un accès équitable et durable aux nouveaux vaccins antituberculeux et leur financement dès qu’ils seront disponibles.
Malgré toutes ces bonnes nouvelles, les progrès ne sont pas synonymes de victoire. La tuberculose a encore entraîné plus de 1,2 million de décès en 2024, ce qui, s’agissant d’une maladie évitable et curable, est tout simplement inadmissible.
En outre, le recul de l’aide internationale dont bénéficient de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire risque de réduire à néant les progrès difficilement réalisés, qui sont présentés dans le rapport publié aujourd’hui.
Il est donc essentiel que les pays allouent davantage de ressources nationales, parallèlement aux financements internationaux.
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Le tabagisme est l’un des cinq principaux facteurs de l’épidémie de tuberculose. Les personnes qui fument risquent deux fois plus que les autres de contracter la tuberculose.
Pour lutter contre la tuberculose, il faut donc lutter contre le tabagisme.
La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac – un traité international très efficace pour lutter contre la principale cause mondiale de décès évitables – est entrée en vigueur il y a 20 ans.
Depuis, la consommation de tabac a diminué d’un tiers à l’échelle mondiale, malgré les démarches entreprises par l’industrie du tabac pour affaiblir la Convention.
La semaine prochaine, la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac tiendra sa réunion biennale, et nous savons que l’industrie du tabac tente de s’y infiltrer et de compromettre ses travaux.
Le succès de la Convention-cadre a obligé les cigarettiers à mettre au point de nouveaux produits pour attirer de nouveaux clients.
L’utilisation de produits à base de nicotine, tels que les cigarettes électroniques et les sachets de nicotine, s’est rapidement développée en raison d’un marketing agressif : conditionnements brillants, saveurs sucrées, influenceuses et influenceurs sur les réseaux sociaux et prétendue « réduction des risques ».
Soyons clairs : les entreprises qui fabriquent ces produits ne cherchent pas à réduire les risques ou à promouvoir la santé. Elles cherchent une seule chose : obtenir des bénéfices pour leurs actionnaires.
L’OMS publie aujourd’hui une nouvelle note de synthèse sur la lutte antitabac et la réduction des risques.
Bien que les cigarettes électroniques soient souvent présentées comme des alternatives moins dangereuses aux produits du tabac classiques, il n’y a aucune preuve de leur avantage net pour la santé publique, mais de plus en plus de preuves de leurs méfaits.
L’OMS recommande à tous les pays de réglementer les sachets de nicotine, les cigarettes électroniques, les produits du tabac chauffés et le tabac sans fumée au moins aussi strictement qu’ils réglementent les produits du tabac classiques.
Plusieurs pays ont interdit ces produits. Ceux qui ne l’ont pas fait devraient contrôler strictement les saveurs, le conditionnement, le marketing et les ventes, la protection contre l’ingérence de l’industrie et l’application de restrictions d’âge.
Nous exhortons également les gouvernements à soutenir davantage les méthodes de sevrage éprouvées, y compris l’accompagnement et les traitements de substitution nicotinique approuvés.
Ensemble, nous pouvons éviter qu’une autre génération tombe dans le piège de l’addiction et préserver les progrès que nous avons réalisés dans la lutte antitabac.
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Ces prochains jours, l’OMS organisera plusieurs événements pour soutenir la santé des femmes et des nouveau-nés.
Premièrement, la Journée mondiale de lutte contre le diabète ce vendredi 14 novembre.
Cette année, l’OMS a choisi de mettre en avant le fait que le diabète peut survenir à n’importe quel moment de la vie, y compris pendant la grossesse.
Le diabète gestationnel touche chaque année environ 21 millions de femmes, ce qui représente une naissance vivante sur six.
Il peut entraîner des complications, notamment une pré-éclampsie, une mortinaissance et des anomalies congénitales.
Les femmes atteintes de diabète gestationnel risquent davantage que les autres d’avoir un diabète de type 2 après l’accouchement, tandis que leurs enfants courent également un risque accru de diabète de type 2, ainsi que d’obésité, de maladies cardiovasculaires et d’hypertension.
L’OMS dispose depuis longtemps d’orientations sur le diabète et sur la grossesse, mais à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le diabète, elle lance ses premières lignes directrices mondiales pour la prise en charge du diabète pendant la grossesse.
Deuxièmement, ce samedi 15 novembre sera célébrée pour la première fois la Journée mondiale de la prématurité
On estime que, chaque année, 15 millions d’enfants, soit un sur 10, dont 80 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, naissent prématurément.
Il est essentiel que les prématurés bénéficient de soins et d’une attention particuliers dès les premiers instants suivant la naissance, afin d’éviter leur décès et de leur permettre d’être en meilleure santé tout au long de la vie.
À l’occasion de cette journée, l’OMS lance un nouveau guide mondial sur la méthode « mère kangourou » – une méthode de soins pour les prématurés basée sur le contact peau à peau et l’allaitement.
Et troisièmement, lundi prochain, le 17 novembre, sera célébrée la première Journée mondiale pour l’élimination du cancer du col de l’utérus.
Depuis que nous avons lancé notre appel mondial à l’action pour l’élimination du cancer du col de l’utérus en 2018, de nombreux pays ont élargi l’accès au dépistage, au traitement et aux vaccins contre le papillomavirus humain – ou HPV – qui est à l’origine de presque tous les cas de cancer du col de l’utérus.
L’année dernière, l’Afrique du Sud, l’Angola, Cuba, le Ghana, l’Indonésie, le Népal, le Nigéria, le Pakistan, le Rwanda, le Tadjikistan et la Tunisie ont introduit des vaccins anti-HPV dans leurs programmes de vaccination systématique, mené de vastes campagnes nationales ou adopté des stratégies nationales audacieuses pour éliminer le cancer du col de l’utérus.
Cette semaine, la Chine est devenue le dernier pays à introduire le vaccin anti-HPV dans son programme national de vaccination.
On estime que la Chine enregistre 150 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus chaque année, ce qui représente près d’un quart de la charge mondiale.
Cette nouvelle politique protégera non seulement une génération de filles en Chine, mais elle aura également un impact majeur sur la charge mondiale du cancer du col de l’utérus.
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Enfin, comme vous le savez, la trentième session de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques – COP30 – se tient cette semaine à Belém, au Brésil.
La semaine dernière, j’étais à Belém pour le Sommet des dirigeants de la COP30, où j’ai plaidé pour que la santé occupe une place plus importante dans les discussions sur les changements climatiques.
La santé est la raison la plus impérieuse de l’action climatique, mais pendant trop longtemps, elle n’a été qu’un détail dans les négociations sur le climat.
Il est beaucoup plus facile de convaincre les gens de l’urgence de protéger leur santé ou celle de leurs enfants, que de protéger les glaciers ou les écosystèmes. Il est tout aussi important de protéger l’une que les autres. Mais la santé nous touche de plus près.
Demain, les travaux de la COP30 seront consacrés à la santé, et pour marquer cette journée, le Ministère brésilien de la santé lance le Plan d’action pour la santé de Belém – le premier plan international d’adaptation aux changements climatiques axé exclusivement sur la santé.
Ce Plan d’action définit des mesures concrètes pour aider les pays à préparer leurs systèmes de santé et à faire face aux effets des changements climatiques sur la santé.
Je remercie le Président Lula et le Brésil pour leur leadership et leur partenariat qui ont rappelé au monde que la crise climatique est une crise sanitaire.
Christian, je vous rends la parole.