Allocution du Directeur général de l’OMS lors du point de presse concernant la réunion de haut niveau sur la prévention, la préparation et la riposte en cas de pandémie – 25 septembre 2026

25 septembre 2026
Remarques
New York
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Bonjour. Je vous remercie de vous joindre à nous.

La pandémie de COVID-19 a été la crise sanitaire la plus grave que le monde ait connue en un siècle.

Elle a tué environ 20 millions de personnes et a coûté plus de 10 000 milliards de dollars des États-Unis à l’économie mondiale.

Elle a mis en lumière et exacerbé les failles dans la sécurité sanitaire mondiale.

Le monde en a tiré de nombreuses leçons douloureuses.

Il est essentiel qu’il les retienne, parce que la question n’est pas de savoir si une autre pandémie surviendra, mais quand elle aura lieu.

L’épidémie de maladie d’Ebola en cours en République démocratique du Congo nous rappelle qu’une épidémie peut survenir n’importe où, à tout moment, et représenter une menace non seulement pour les populations locales, mais aussi pour les pays voisins et le monde entier.

La récente flambée de hantavirus à bord du MV Hondius a également montré qu’une menace internationale exigeait une riposte internationale.

Grâce à la coopération de nombreux pays et de nombreux partenaires, et en particulier de l’Espagne, cette flambée a été maîtrisée et enrayée.

Pendant et après la pandémie de COVID-19, l’OMS a mis en place 12 initiatives clés pour renforcer la sécurité sanitaire mondiale, dans six domaines :

pour renforcer les capacités nationales, le Fonds de lutte contre les pandémies a été créé avec la Banque mondiale et l’examen universel de l’état de santé et de préparation a été mis en place ;

pour améliorer la surveillance mondiale et l’alerte rapide, le Centre d’information de l’OMS sur les pandémies et les épidémies a ouvert à Berlin ;

pour rendre l’accès aux vaccins et aux autres outils plus équitable, le Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 et le COVAX ont été créés ; le Réseau intérimaire de contre-mesures médicales a été mis en place ; le Programme de transfert de la technologie à ARNm a été créé en Afrique du Sud et l’Initiative pour la formation des personnels dans le domaine de la biofabrication a vu le jour en République de Corée ;

pour favoriser le partage international d’échantillons d’agents pathogènes, le BioHub de l’OMS a été créé en Suisse ;

pour renforcer les capacités internationales de riposte, le Corps mondial pour l’action sanitaire d’urgence a été créé ;

pour renforcer le cadre juridique international qui régit la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies, les États Membres ont adopté en 2024 un ensemble d’amendements au Règlement sanitaire international ;

et, bien entendu, l’année dernière, ils ont adopté l’Accord de l’OMS sur les pandémies – un instrument historique du droit international.

La dernière pièce du puzzle est le Système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages découlant de leur utilisation, que les pays continuent de négocier.

Bien que des divergences subsistent, je suis convaincu que les pays trouveront un terrain d’entente, tout comme ils l’ont fait pour l’Accord lui-même.

Il est essentiel qu’ils y parviennent, afin que le processus de ratification puisse commencer et que l’Accord entre en vigueur.

Nous constatons encore qu’il y a beaucoup de mésinformation et de désinformation autour l’Accord sur les pandémies, en particulier de fausses affirmations selon lesquelles il s’agit d’une « prise de pouvoir » de l’OMS au détriment de la souveraineté des États.

C’est complètement faux. L’Accord sur les pandémies a été rédigé, négocié et adopté par des pays souverains, agissant dans leur propre intérêt national,

car ils ont compris qu’une menace commune exige une riposte commune. Une approche fondée sur le « chacun pour soi » sera inefficace.

C’est la raison d’être de la déclaration politique que les pays examinent aujourd’hui à la réunion de haut niveau.

Cette déclaration comporte des engagements importants pour des actions concrètes, mesurables et urgentes afin de combler les lacunes.

L’OMS remercie les États Membres pour leur engagement, et en particulier les coprésidents, de l’Arménie et du Rwanda, qui dirigent les négociations.

Nous attendons avec impatience l’adoption de cette déclaration et nous sommes prêts à aider tous les pays à tenir leurs engagements.

Je vous remercie. Nous attendons vos questions avec intérêt.